Être neuroatypique et se lancer comme indépendante : les coulisses que tu ne vois pas forcément

Un cerveau qui va à 200 à l’heure, mille idées à la seconde, des projets plein la tête et une to-do list qui change plus souvent que la météo… Bienvenue dans les coulisses de mon entrepreneuriat !

Quand on se lance comme indépendante, on imagine souvent les choses d’une certaine manière : on définit son concept, on organise son planning, on développe sa communication, on trouve ses premiers clients et, petit à petit, on fait grandir son entreprise.

Sur le papier, tout semble assez logique.

Mais quand on a un cerveau qui fonctionne un peu différemment, le chemin peut prendre une tournure… disons, un peu plus créative !

Entre la neuroatypie, la multipotentialité, les idées qui fusent et cette envie permanente d’améliorer les choses, entreprendre devient parfois une aventure à part entière.

Alors, voici quelques petites situations dans lesquelles je me reconnais particulièrement depuis que je me suis lancée avec Les Ateliers du Sourire.

1. Terminer sa to-do list après l'avoir changée 20 fois

Bien sûr que je termine ma to-do list de la journée !

Enfin… celle que j’avais prévue au départ, celle que j’ai modifiée à 10 h, celle que j’ai réorganisée à midi et celle que j’ai complètement repensée à 15 h parce qu’une nouvelle idée m’a semblé beaucoup plus urgente.

Une tâche en entraîne une autre. Une idée fait surgir trois nouvelles possibilités. Et soudain, ce qui était prévu le matin n’a plus grand-chose à voir avec ce que je fais réellement.

Mais finalement, tout est fait !

Bon, pas nécessairement dans l’ordre prévu, mais c’est fait. Et ça, c’est déjà une petite victoire.

2. Aller plus vite que tout le monde… pour finalement prendre autant de temps

Dans ma tête, tout va très vite.

Je fais des liens, j’anticipe, je réfléchis à la suite pendant que je suis encore occupée à la tâche précédente. J’ai parfois l’impression d’avoir déjà trois étapes d’avance.

Sauf que mon cerveau adore aussi passer d’une activité à l’autre.

Je commence un texte, je pense à une idée de publication, je vérifie une information, je réponds à un message et, tant que j’y suis, je modifie un petit détail sur mon site.

Résultat : je passe une journée entière à faire des choses, avec l’impression d’avoir été partout à la fois… et parfois celle de ne pas avoir avancé aussi vite que je l’espérais.

Comme quoi, avoir un cerveau rapide ne signifie pas nécessairement tout faire rapidement !

3. Avoir une idée très claire dans sa tête… mais ne pas réussir à l’expliquer

C’est une autre situation que je découvre dans mon quotidien d’entrepreneuse.

Dans ma tête, tout est logique. Les idées sont reliées entre elles, les étapes s’enchaînent naturellement et je comprends parfaitement où je veux aller.

Alors, quand vient le moment d’expliquer mon idée à quelqu’un, je pars parfois directement du point C, persuadée que tout le monde a suivi mon raisonnement depuis le point A.

Sauf que non.

Les autres n’ont pas forcément accès aux 25 connexions qui se sont faites dans ma tête en quelques secondes.

Je dois donc apprendre à ralentir mon raisonnement, à remettre les choses dans l’ordre et à expliquer les étapes intermédiaires.

Et finalement, c’est aussi une manière de sortir de ma zone de confort : apprendre à rendre compréhensible ce qui me paraît évident.

4. Utiliser ChatGPT pour reformuler ce que j’écris

Parce que, bien sûr, dans ma tête, tout est clair.

Je vais droit au but. Je donne les informations essentielles. Pas forcément d’introduction, pas toujours de transitions, encore moins une mise en forme particulièrement travaillée.

Juste les idées, dans l’ordre où elles me viennent.

Et je trouve ça parfaitement logique !

Alors, j’écris tout ce que j’ai à dire, puis je demande à ChatGPT de reformuler, d’organiser et de rendre le texte plus agréable à lire.

C’est pratique, surtout quand on a beaucoup d’idées à partager et qu’on souhaite développer sa communication.

Mais cela me fait aussi sourire : je peux avoir une idée très précise de ce que je veux transmettre, tout en ayant besoin d’un petit coup de main pour la rendre accessible aux autres.

5. Avoir 3 000 idées à la seconde… sauf quand on a besoin d’en trouver une

Quand je suis occupée, concentrée sur une tâche ou devant mon ordinateur pour créer du contenu, il arrive que les idées ne viennent pas aussi facilement que je le voudrais.

Mais il suffit que je parte me promener, que je m’installe tranquillement ou que je décide de prendre un moment pour moi…

Et là, c’est parti !

Des idées d’ateliers, de publications, de nouvelles offres, de projets à développer… Tout arrive en même temps.

Dans ma tête, chaque idée semble géniale. Je vois le résultat final, les possibilités, les liens avec mes autres projets.

Puis vient le moment de passer à l’action.

Et parfois, je me rends compte que l’idée est beaucoup plus compliquée à réaliser que prévu. Parfois, le résultat ne ressemble pas du tout à ce que j’avais imaginé.

Et parfois, pendant que j’essaie de concrétiser la première idée, trois nouvelles viennent déjà réclamer mon attention.

Le plus difficile n’est donc pas toujours de trouver des idées, mais de choisir lesquelles concrétiser, lesquelles garder pour plus tard et lesquelles laisser simplement passer.

6. Avoir un concept, un planning et un budget… puis tout optimiser

Au départ, j’ai un concept de base. J’ai réfléchi à mon offre, organisé mon planning et calculé mes frais.

Je sais où je vais et je suis dans les temps.

Alors, pourquoi ne pas lancer quelques projets supplémentaires pour accélérer le développement de mon entreprise ?

Une nouvelle formation à envisager, un autre format d’atelier à préparer, une collaboration à explorer, un contenu à créer…

Dans ma tête, tout cela va me permettre d’aller plus vite.

Sauf que lancer dix choses en parallèle demande aussi du temps, de l’énergie et de l'organisation.

Et parfois, à force de vouloir optimiser mon temps, je finis par en consacrer davantage à organiser les choses qu’à les réaliser.

J’apprends donc progressivement qu’aller vite n’est pas toujours la même chose qu’avancer.

7. Penser au développement de son entreprise avant même d’avoir terminé de la construire

Je viens de lancer mon activité, mais mon cerveau réfléchit déjà à la suite.

Les prochaines formations que je pourrais suivre, les ateliers à développer, les accompagnements à distance, les interventions en entreprise, les nouvelles collaborations…

J’imagine ce que Les Ateliers du Sourire pourrait devenir, les personnes que je pourrais accompagner et toutes les nouvelles possibilités qui pourraient se présenter.

C’est une source de motivation formidable.

Mais il faut aussi apprendre à faire la différence entre avoir une vision à long terme et vouloir tout réaliser immédiatement.

Parce que mon entreprise est encore en train de grandir, et qu’elle a besoin de temps pour se construire.

Je peux avoir de grandes ambitions sans devoir toutes les concrétiser cette année.

8. Prévoir de faire des vidéos… et préférer finalement écrire

Bien sûr que je prévois de faire des vidéos et des réels pour présenter mon activité, partager mes réflexions et expliquer ce que je propose.

Dans ma tête, tout est prêt : les sujets, les idées, les messages à transmettre.

Mais quand vient le moment de sortir le téléphone et de parler face caméra, c’est une autre histoire.

À l’écrit, je peux prendre le temps de poser mes idées, de les réorganiser, de supprimer une phrase et de demander à ChatGPT de m’aider à reformuler.

À l’oral, les idées arrivent parfois toutes en même temps. Je commence une phrase, je pense déjà à la suivante et je finis par me demander comment expliquer simplement ce qui me paraît pourtant très clair.

Alors, les vidéos attendent parfois un peu plus longtemps que prévu.

Mais cela ne signifie pas que je ne finirai jamais par m’y mettre. Cela signifie simplement que c’est quelque chose que je dois expérimenter à mon rythme, plutôt que de me mettre la pression pour le faire parfaitement dès le départ.

9. Lire cinq livres en même temps pour développer son entreprise

Parce que, bien sûr, je ne peux pas me contenter d'un seul livre.

Il faut bien que je découvre de nouvelles approches, que j’améliore ma communication, que j’apprenne à mieux accompagner les personnes que je rencontre et que je trouve de nouvelles idées pour mes ateliers.

Alors, je lis. Je surligne. Je prends des photos. Je fais des captures d’écran.

Et je me dis :

« Ça, je pourrais en faire un post ! »

« Ça, je pourrais l’intégrer à mon contenu de coaching ! »

« Et cette idée serait parfaite pour un futur atelier ! »

Je constitue progressivement une véritable bibliothèque de ressources et d’inspirations.

Le seul petit détail ?

Je n’ai pas toujours pris le temps de revenir sur mes notes, de trier mes captures d’écran ou de mettre en pratique tout ce que j’ai découvert.

Mon cerveau a déjà repéré le potentiel de toutes ces informations. Il reste à leur faire une place dans mon quotidien !

10. Être multipotentielle et faire plusieurs choses à la fois

Préparer des publications tout en regardant une série ? Bien sûr.

Écouter un podcast pendant que je fais autre chose ? Évidemment.

Réfléchir à un futur projet alors que je suis censée me reposer ? Tout à fait possible.

Quand plusieurs sujets m’intéressent, j’ai parfois envie de tous les explorer en même temps.

C’est aussi ce qui me plaît dans mon activité : je peux mobiliser des compétences, des connaissances et des centres d’intérêt différents pour créer des expériences variées.

Mais cette curiosité a aussi son revers.

À force de vouloir nourrir toutes mes envies, je peux avoir du mal à choisir une seule priorité, à terminer un projet avant d’en commencer un autre ou simplement à faire une pause sans avoir l’impression de perdre du temps.

J’apprends donc à reconnaître cette richesse, tout en acceptant que je ne pourrai pas tout explorer simultanément.

11. Prôner le ralentissement tout en ayant un cerveau qui ne s’arrête jamais

Et c’est probablement le point qui me fait le plus sourire.

Avec Les Ateliers du Sourire, j’invite les personnes à ralentir, à revenir dans le moment présent, à écouter leur corps, à accueillir leurs émotions et à sortir un peu du tourbillon mental.

Et dans mon quotidien, je peux très bien préparer mes publications en regardant une série, réfléchir à mes prochains projets pendant une autre activité et passer d’une tâche à l’autre sans même m’en rendre compte.

C’est un joli paradoxe, non ?

Mais accompagner les autres ne signifie pas avoir tout compris, être parfaitement alignée à chaque instant ou appliquer chaque conseil sans difficulté.

Je suis humaine, moi aussi.

Je connais ces moments où le cerveau prend toute la place, où les idées s’enchaînent et où ralentir demande un véritable effort.

Et justement, j’y travaille.

Je prends chaque jour un petit moment pour me recentrer, ralentir et revenir à moi. J’expérimente les outils qui me font du bien, j’observe ce qui fonctionne et j'apprends progressivement à respecter davantage mon propre rythme.

Je ne cherche pas à devenir une personne qui ne pense plus à rien, qui ne s’éparpille jamais ou qui n’a plus mille projets en tête.

Je cherche plutôt à apprendre à vivre avec mon fonctionnement, à en reconnaître les forces et à mieux composer avec ses difficultés.

Entreprendre autrement, à mon rythme

Se lancer comme indépendante quand on a un cerveau qui fonctionne différemment peut être à la fois passionnant, stimulant et parfois épuisant.

Il y a cette capacité à imaginer de nouvelles possibilités, à faire des liens, à s’intéresser à des sujets variés et à vouloir créer quelque chose qui nous ressemble.

Mais il y a aussi la difficulté à prioriser, à ralentir, à passer de l’idée à la réalisation et à accepter que tout ne puisse pas avancer en même temps.

Je crois que l’enjeu n’est pas de lutter contre chaque particularité de notre fonctionnement, mais d’apprendre à mieux le comprendre.

Qu’est-ce qui me donne de l’énergie ? Qu’est-ce qui m’épuise ? De quoi ai-je besoin pour avancer ? Quand est-ce que je m’éparpille ? Et comment puis-je organiser mon activité d’une manière qui me correspond davantage ?

Ce sont aussi des questions que j’explore à travers Les Ateliers du Sourire.

Parce qu’apprendre à se connaître, ce n’est pas seulement comprendre comment on fonctionne. C’est aussi apprendre à faire des choix plus conscients, à écouter ses besoins et à construire un quotidien dans lequel on se sent davantage à sa place.

Et si je devais retenir une chose de ces premiers pas dans l’entrepreneuriat, ce serait celle-ci :

Je peux avoir mille idées, vouloir faire grandir mon entreprise et rêver à tout ce que je pourrais créer demain… tout en m’autorisant à avancer un pas après l’autre.

Je n’ai pas besoin de tout faire aujourd’hui pour construire quelque chose qui a du sens.

Et surtout, je n’ai pas besoin d’être parfaitement organisée, parfaitement reposée ou parfaitement alignée pour avoir le droit d’entreprendre.

Je peux apprendre en chemin, ajuster mon fonctionnement et continuer à grandir, moi aussi.

Après tout, c’est aussi ça, se reconnecter à soi : apprendre à avancer avec qui l’on est, plutôt que de passer son temps à essayer de devenir quelqu’un d’autre. 🌱


Et toi, tu te reconnais dans certaines de ces situations ?

Est-ce que tu as toi aussi un cerveau qui fourmille d’idées, une to-do list qui change constamment ou cette envie de faire mille choses à la fois ?

Raconte-moi en commentaire : je serais ravie de découvrir les coulisses de ton propre fonctionnement !

Et si tu ressens parfois que ton mental prend trop de place, que tu as du mal à ralentir ou que tu aimerais retrouver un peu plus de présence dans ton quotidien, les ateliers de Les Ateliers du Sourire proposent différentes façons d’explorer tout cela, en passant notamment par le corps, le mouvement et la créativité.

Parce qu’on n’est pas obligé de tout résoudre en réfléchissant davantage. Parfois, on peut aussi commencer par ressentir, écrire, bouger… et simplement prendre le temps d’être. 💛


Les Ateliers du Sourire — Une invitation à voir la vie sous un nouveau jour… et à la vivre avec le sourire. 🌿😊


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